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Le livre de Gildas Bernard en ligne sur ArchivesGenWeb lundi 25 septembre 2017
 
 

REGISTRES PAROISSIAUX ET ETAT CIVIL





AVANT LA REVOLUTION FRANCAISE




Les registres israélites.
 
 
Avant la révolution, les juifs étaient nombreux dans trois régions : Bordeaux et Bayonne, l'Alsace et la Lorraine, le Comtat et Avignon.
 
Les juifs du Sud-Ouest obtinrent la liberté de culte par une déclaration d'avril 1550. Les rabbins remplissaient le rôle de notaires et de greffiers des actes d'état civil. Les archives municipale de Toulouse conservent ainsi plusieurs registres de cette communauté remontant à 1706 pour les israélites portugais et à 1707 pour les israélites avignonnais. A Bordeaux, il existe également un registre tenu en vertu de l'édit de novembre 1787. Ce registre, valable pour les juifs et pour les protestants, est conservé aux archives départementales de la Gironde avec un double pour les protestants seulement aux archives communales.
 
Les juif du Comtat Venaissin, groupés à Avignon, Carpentras, Cavaillon et l'Isle sur Sorgue (les "quatre carrières") possédaient des registres de circoncision (en hébreu) et des rôles de décès dressés conformément à une ordonnance du vicaire et official d'Avignon du 6 novembre 1620. Ces actes étaient mal tenus et seuls les mâles étaient inscrits. Ce n'est qu'après l'ordonnance du 27 mai 1763, rendue par le Saint Office, que les registres furent bien tenus. Pour les "quatre carrières" ils sont conservés dans les archives municipales concernées.
 
En Alsace et en Lorraine, quelques registres nous sont parvenus. La ville de Metz notamment les tint de 1717 à 1792 (collection aujourd'hui déposée aux Archives départementales de la Moselle). En 1784, trois ans avant l'édit de tolérance dont bénéficieront les protestants, des lettres patentes vinrent améliorer le sort des juifs d'Alsace. L'article 25 prescrivit notamment la tenue en double de registres chargés d'enregistrer devant le juge les naissances, mariages et décès. Un des exemplaires devait rester aux mains du juge et un autre remis au Conseil souverain d'Alsace. Les Archives départementales du Haut-Rhin conservent ces registres. Dans le Bas-Rhin, les registres des communautés juives ne remontent qu'à 1808.
 
Ajoutons que, pour Versailles, il existe aux Archives départementales des Yvelines un registre tenu en vertu de l'édit de novembre 1787. Comme celui de Bordeaux cité plus haut, il concerne à la fois les juifs et les protestants.
 
La loi de 1792 entraîna chez les juifs une modification des coutumes, car elle obligea à adopter des noms et des prénoms fixes. Il fallut attendre le décret impérial du 20 juillet 1808 pour que les israélites se plient à cette obligation.

 

 
 
 
 
 
Le Guide des recherches sur l'histoire des familles est en ligne sur ce site grâce
aux aimables autorisations de Gildas Bernard et du Ministère de la Culture, accordées à Jean-Luc Monnet.
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