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Le livre de Gildas Bernard en ligne sur ArchivesGenWeb samedi 18 novembre 2017
 
 

ARCHIVES MILITAIRES





L'ARMEE DE TERRE




La série R des Archives départementales.
 
 
Les registres du recrutement et les notices individuelles;
 
 
Depuis le début du XIXe siècle, tout homme, même s'il n'a pas été mobilisé, a été inscrit sur au moins un tableau de recensement et, s'il est parti comme soldat, sur d'autres registres. Suivant les époques, le généalogiste y trouvera plus ou moins de renseignements sur ses ancêtres, la période la plus riche étant la plus récente.
 
De la Révolution à 1905, le soldat est désigné par le tirage au sort, dont les modalités varient avec, de 1800 à 1872 une possibilité de payer un remplaçant. Après un essai de désignation du soldat par l'élection "à la pluralité des voix" en 1792, la loi Jourdan, qui créé la conscription (5 septembre 1798), les fait désigner par l'âge : Ce sont les moins âgés qui partent. La loi du 8 nivôse an XI (28 décembre 1803) rétablit le procédé jadis utilisé pour la formation des milices : Le tirage au sort. Il durera jusqu'en 1905.
 
La conscription va durer de 1798 à la fin de l'Empire et pendant cette période il est formé chaque année par canton un tableau général et alphabétique des conscrits. On y trouve le numéro de tirage (à partir de 1803), le nom, les prénoms et surnom, la date de naissance (jour, mois, année), la taille (pas toujours indiquée malheureusement), la profession, le lieu de naissance, la résidence au moment de conscription, les noms et prénoms des père et mère et, s'ils sont morts, ceux des tuteur ou curateur, le domicile des père et mère, tuteur ou curateur, le revenu présumé du conscrit et de ses père et mère (pas toujours indiqué) et les observations (en général les motifs de réforme).
 
La charte de 1814 abolit la conscription. La loi Gouvion Saint-Cyr (1818) établit l'appel. A l'inverse de ce qui se passait précédemment, celui qui a tiré un bon numéro est sûr de ne pas partir.
 
Le jeune homme est d'abord inscrit sur un tableau de recensement par ordre alphabétique (avec indication de l'état civil, du numéro du tirage, de la profession du père, de celle de l'intéressée et de la taille de celui-ci). Il est ensuite inscrit sur une liste de tirage par cantons présentée cette fois dans l'ordre du numéro sorti au tirage avec les mêmes renseignements que ci-dessus.
 
On y trouve ceux qui partent, mais aussi les exemptés. Ceux qui partent forment ensuite la liste des conscrits (jusqu'en 1815) qui devient la liste du contingent (à partir de 1815). La liste du contingentdonne le nom du régiment et la date d'incorporation. Elle est départementale de la fin du Premier Empire à 1834, cantonale de 1834 à 1872, après quoi elle redevient départementale.
 
Dans les registres matricules 1, qui apparaissent en 1867, sont mentionnés les changements d'adresse dans la colonne "observations". La loi sur le recrutement du 27 juillet 1872 imposa à tout homme inscrit et changeant de domicile d'en faire la déclaration au maire. Celui-ci devait en informer la circonscription militaire (art. 34). Les changements d'adresse furent désormais portés sur le registre matricule et ceci intéresse au plus haut point le généalogiste : l'indication est parfois sommaire, ainsi la seule mention "Marseille", mais souvent très précise (ville, rue et numéro dans la rue).
 
A partir de 1878 les registres matricules, dont l'impression était faite jusque-là au gré des bureaux de recrutement, furent d'un modèle uniforme à 500 cases de format 39 x 26 cm. Une case y fut désormais réservée aux changements de domicile ou de résidence. Les changements d'adresses, dès lors, y seront très fidèlement reportés. Les généalogistes professionnels connaissent fort bien l'intérêt de ces registres matricules, que le ministère de la Défense a longtemps conservé et qu'il commence à verser aux Archives départementales.
 
Notons que les registres matricules sont dotés d'excellentes tables annuelles (un registre de tables pour les trois ou quatre registres matricules de l'année).
 
Ajoutons que les registres matricules sont établis par les bureaux de recrutement, dont le ressort peut englober des cantons situés dans des départements limitrophes.
 
C'est la loi du 21 mars 1905 qui a rendu le service militaire obligatoire pour tous, principe encore en vigueur. Dès lors le tirage au sort est supprimé et les registres de recensement cantonal vont comprendre beaucoup plus de renseignements. Tous les hommes étant appelés, il est désormais utile de prendre, dès le conseil de révision, un certain nombre de renseignements, qui serviront par la suite à l'affectation du soldat.
 
Désormais tout jeune conscrit remplit une notice individuelle, en vertu de l'article 7 de l'instruction du 20 octobre 1905. Les renseignements fournis par cette notice sont reportés sur le registre de recrutement. Les notices individuelles pourraient donc être éliminées par les archivistes, puisque tous les renseignements sont reportés. Il arrive cependant que, dans certains dépôts, elles soient conservées : on y trouvera, comme seul élément supplémentaire, la signature de l'intéressé.
 
Quels sont les renseignements portés dans ces notices et dans les registres ?
 
 

-Les nom, prénoms, surnom (rare) et l'état civil (date et lieu de naissance, domicile, profession, mariage, divorce, enfants, nom des parents, domicile des parents).

 

-Le signalement (couleur des cheveux, des yeux, forme du front, du nez et du visage, taille, (marques particulières ; à certaines époques, on indique même la forme de la bouche et la couleur des sourcils).

 

-La taille minimum pour être pris fut d'abord de 1, 624 m (ordonnance de Louis XIV du 26 janvier 1701). Elle fut réduite à 1, 598 m en 1799, puis 1, 57 m (loi du 10 mars 1818) et même à 1, 54 m (loi du 11 décembre 1830). De 1832 (loi du 21 mars) jusque sous la Troisième République. Elle fut de 1, 56 m (4 pieds, 9 pouces et 7 lignes et demie). Comment était-elle prise ? On vit le ministre de la Guerre se plaindre, en 1829, de ce que, dans quelques départements, les recrues subissaient l'épreuve de la toise couchés par terre "dans une posture inconvenante et non propice assurément à la rigueur de la mesure" 2. Par ailleurs on sait que, pour entrer dans la Garde, c'est sur les conseils mêmes du général Davout que le capitaine Coignet mit des jeux de cartes dans ses bas, afin de "tromper la toise" 3. Mis à part ces cas exceptionnels, on peut considérer que la taille indiquée dans les registres de recrutement est probablement exacte.

 

-Des renseignements divers : l'inscrit est-il musicien ? Si oui de quel instrument joue-t-il ? , sait-il monter à cheval ? Conduire et soigner les chevaux ? , Conduire les voitures à cheval ? , est-il vélocipédiste ? , Colombophile ? , Aérostier ? , Sait-il nager ? , A-t-il obtenu des prix de tir ? , Ou de gymnastique ? , Possède-t-il le brevet de conducteur automobile ?

Dans les années qui suivirent la guerre de 1914-1918, on demande au conscrit s'il a dans sa famille des morts pour la France. De 1924 à 1926 on lui demande s'il a un brevet de skieur militaire et l'arme dans laquelle il souhaite être affecté. De 1929 à la guerre de 1940, on lui demande s'il est candidat à la préparation militaire élémentaire et s'il possède un brevet de pilote d'avion.

 

-Le degré d'instruction. Celui-ci comporte un chiffre de 0 à 5 ou un X et l'explication de ces chiffres est donnée au dos de la notice individuelle : 0 : ne sait ni lire, ni écrire ; 1 : sait lire seulement ; 2 :sait lire et écrire ; 3 : possède une instruction primaire plus développée ; 4 : a obtenu le brevet de l'enseignement primaire ; 5 : bachelier, licencié, etc. (avec indication du diplôme) ; X : dont on a pu vérifier l'instruction.

 

-Observations : on indique dans cette case si l'inscrit est soutien de famille, s'il demande un sursis d'incorporation et à quel titre, s'il est fils d'étranger, naturalisé, réintégré, etc. (pour les naturalisés et les réintégrés, on doit indiquer la date du décret). S'il est engagé on donne la date, le lieu, la durée de l'engagement et le régiment où il s'est engagé. S'il demande à être visité dans un autre département, celui-ci est indiqué. S'il indique des maladies ou infirmités, la nature en est indiquée.

 

-La religion n'est pas indiquée dans les registres de recensement cantonal, mais parfois entre 1875 et 1879 dans les registres de tirage au sort et les registres matricules. Voir chapitre "Archives cultuelles"

 
 
Autres catégories de documents dans la série R.
 
 
On trouvera en outre dans la série R des Archives départementales les demandes de dispenses faites par les conscrits mariés ou soutiens de famille. Rappelons en passant qu'en 1813 il y eut beaucoup de mariages pour éviter la levée de 300000 hommes, qui suivit la campagne de Russie. Dans le long récit de son crime rédigé en prison, Pierre Rivière 4 raconte que son père s'était marié cette année là pour éviter la conscription, et sans doute faut-il voir dans ce mariage rapide la cause de la mésentente familiale.
 
On y trouvera aussi les congés et libérations, les secours et pensions, et, dans la police et justice militaire, les listes de décès dans les hôpitaux, particulièrement importants de 1792 à 1815 pour situer le lieu de décès d'un ancêtre soldat. On y trouvera aussi les permissions de mariage, les promotions, les décorations, etc., les listes de réfractaires et de déserteurs.
 
Y figurent également les états nominatifs des gardes nationaux, cette garde, bourgeoise à l'origine, créée en 1789, étendue en 1806 à tous les Français, réduite par Louis XVIII aux plus imposés, élargie sous Louis-Philippe à tous les citoyens et mise sous les ordres de Lafayette. De fixe elle devient mobile en 1848 et fournira les fameux "mobiles" de 1870 à 1871. Elle fut dissoute après la Commune. Ses officiers furent longtemps élus, sauf de 1815 à 1830 et sous Napoléon III. On trouvera les dossiers d'élection ou de nomination des officiers. Ajoutons que les gardes nationaux servirent de pompiers de 1831 à 1871 et que bien des mairies possèdent encore leurs fusils à piston, voire à pierre. Dans bien des dépôts, les dossiers des gardes nationaux sont confondus par la force des choses avec ceux des pompiers, également conservés en série R.
 
On trouvera encore dans celle-ci les dossiers de décorations à titre militaire : la Légion d'honneur, créée en 1802, la médaille militaire en 1852, sans compter la fameuse médaille de Saint Hélène, qui orne bien des vitrines familiales ; mais il faut savoir que celle-ci ne fut jamais épinglée par Napoléon 1er sur la poitrine de ses soldats, puisque créée par Napoléon III (décret impérial du 12 août 1857, Bulletin des lois, t. X, 1857, p. 653-654) pour être remise systématiquement à tous les soldats vivant encore et ayant participé aux campagnes de la Révolution et du Premier Empire. C'est donc une médaille commémorative. Elle n'en a pas moins sa valeur de souvenir et la croix de guerre de 1914-1918, créée en 1915, reprendra la couleur de son ruban.
 
 
Le service historique de l'Armée de Terre.
 
 
Adresse : Vieux Fort, Château de Vincennes, 94300 Vincennes.
 
 
Les archives de l'Armée de Terre au Vieux Fort de Vincennes sont très riches. Signalons pour commencer l'existence du fichier des noms cités dans la correspondance générale (1630-1685) composé de 100000 fiches environ. Le ministère de la Guerre ayant administré certaines provinces, on y trouvera même des provisions de bénéfices ecclésiastiques. Le fichier renvoie à la série A1 (correspondances antérieures à 1792), mais les années 1685-1792 ne sont pas dépouillées. On pourra cependant disposer pour cette période de la table des signataires des lettes et de celle des destinataires (incomplète) [tome VI et VII du Ministère de la Guerre, inventaire des archives... Archives anciennes. Correspondance, Paris, 1923 et 1930].
 
 
Officiers généraux (Yd et X).
 
 
Sous l'Ancien Régime, les officiers généraux se divisent en maréchaux de France, lieutenants généraux (l'équivalent des généraux de brigade). La Révolution française supprima ces grades et les remplaça par les grades de généraux de brigade et de division. Le Premier Empire rétablit les maréchaux.
 
Les dossiers des officiers généraux sont conservés de 1730 à nos jours. Chaque officier général a son dossier, qui arrive aux Archives de la Guerre quelques mois après son décès. Outre les dossiers, le chercheur dispose de répertoires. Il existe un premier répertoire des origines (le Moyen Age) à 1792, un second de 1793 à 1880, un troisième de 1880 à 1965. Depuis 1965, un fichier tient lieu de répertoire.
 
Les dossiers individuels des officiers généraux sont conservés dans Yd : maréchaux de France (Y1d), lieutenants généraux (Y2d)maréchaux de camp (Y3d), brigadiers (Y4d).
 
En plus des dossiers personnels rangés par ordre alphabétique, on trouvera des renseignements sur les officiers généraux sous les rubriques suivantes :
 

-Etat-major : XEM (1791-1847) ;

-Etat major des places : XA (1740-1886) ;

-Garde impériale (premier Empire) : état major : XAB 1, 2 ;

-Garde royale (1815-1830) : officiers généraux : XAE 2 à 5.
Voir Ministère de la Guerre. Inventaire des archives... Archives modernes, Paris, 1959.

 
 
Officiers.
 
 

-Période 1715-1791 (Yb : contrôles).

 
 
Avant 1791, les dossiers des officiers ne sont pas conservés ; mais il existe des registres de contrôle, de 1715 à 1763. Un fichier non accessible au public (20 à 25000 fiches) a été dressé pour l'infanterie avec reconstitution des carrières et indication des cotes dont sont extraits les renseignements. Il est inachevé, mais réalisé de 1715 à 1763. Le fichier de la cavalerie pour même période a été commencé. A partir de 1763, il est tenu un registre par régiment. On y trouve souvent des mentions du type "bon sujet, aimé de tous" ou bien "sans grand talent". Le chercheur n'est pas autorisé à dépouiller lui-même les fichiers. Le personnel de service effectuera les recherches pour lui.
 
 

-A partir de 1791 (Yb : contrôles).

 
 
Volumineuse série. Désormais tout officier a son dossier. Les dossiers de 1791 à 1847 sont classés par ordre alphabétique et n'ont donc pas besoin de table. Il existe ensuite plusieurs séries avec classement numérique (ordre de la table de mise à la retraite) muni de répertoires pour les périodes 1848-1914, 1915-1925, 1926-1939 et 1940-1960. Les répertoires indiquent nom, prénoms, grade, arme, date de naissance, date de radiation du corps et numéro de dossier. Les dossiers renferment notamment les états de service.
 
La période 1848 à 18925 comprend 165000 dossiers classés en une seule série continue, mais avec deux répertoires, un pour 1848-1914 et l'autre pour 1915-1925. La période 1926-1939 comprend approximativement 61000 dossiers et la période 1940-196 environ 85000 dossiers. La suite est conservée à Pau, au BCAAM. Tous ces dossiers ne sont communicables que 120 ans après la naissance de l'intéressé.
 
Pour les officiers des troupes de marine (la coloniale), les dossiers sont conservés en une seule série alphabétique de 1790 à 1900. De 1900 à 1940, le classement est ensuite numérique avec tables et après 1940 les dossiers sont conservés avec ceux des autres armes. C'est à dire qu'à partir de cette date il n'y a plus de classement spécial pour les troupes de marine.
 
 

-Dossiers d'inspections, XVIIIe-XIXe siècles (série X).

 
 
Outre le dossier de l'officier, dont nous venons de parler, le chercheur pourra trouver des renseignements sur ses ancêtres officiers dans les rapports d'inspections, à condition de connaître le régiment. Voici, ci-dessous, le tableau des sous-séries :
 
 
Archives des corps de troupes et organisation des services
 
 

-Xb Infanterie (à partir de 1705).

-Xc Cavalerie (à partir de 1705).

-Xd Artillerie, compagnies d'ouvriers, canonniers garde-côtes, arsenaux.

-Xe Génie.

-Xf Gendarmerie.

-Xg Suisses 5-6.

-Xh Régiments étrangers.

-Xi Troupes maritimes et coloniales.

-Xj Camps d'instruction.

-Xk Troupes spéciales (Révolution et Empire).

-Xl Troupes alliées.

-Xm Garde nationale.

-Xn Vétérans.

-Xo Ecoles militaires.

-Xq Ordres, décorations, armes d'honneur.

-Xr Administration de l'armée. Commissariat des guerres. Officiers de santé.

-Xt Intendance.

-Xu Armées royales de l'Ouest.

-Xv et Xw Volontaires nationaux.

-Xz Etat civil.

 
 
En dehors des inspections la série X comprend essentiellement des archives sur l'organisation des corps de troupe et des services. La plupart des documents n'intéressent pas le généalogiste. Toutefois, pour l'Ancien Régime, les pièces concernant les enquêtes et, pour les périodes suivantes, les états nominatifs peuvent présenter un certain intérêt, car ils donnent la présence d'une personne dans une unité, et l'époque à laquelle elle a servi, mais pas la carrière entière.
 
 
Troupe (Yc).
 
 
Pour la troupe on ne possède pratiquement rien avant 1716. Une ordonnance du 2 juillet 1716 sur le recrutement prescrit au major du régiment de tenir à jour par compagnie un registre spécifique donnant les noms de famille, prénoms, noms de guerre (sous l'Ancien Régime, tout soldat a systématiquement un surnom), le lieu de naissance, l'âge, la date d'engagement, le signalement (du type "Jean Domîné dit la Douceur, le corps droit et fourny, visage plein, les yeux doux, cheveux noirs et crépus"), la date de la mort, du congé absolu ou de la désertion.
 
Cette masse d'environ 25000 registres va désormais donner les états de service de chaque soldat. Les registres sont répartis en quatre grandes périodes : de 1716 à la Révolution, Révolution, Premier Empire, 1816-1876 7. Il n'y a plus de contrôles après 1876, sauf pour les corps ayant participé à des expéditions coloniales.
 
On trouvera dans ces registres les changements d'affectation. C'est ce qui permettra de "filer" le soldat "d'Ancien Régime de compagnie en compagnie et, dans la période suivante, de régiment en régiment. Les soldats sont enregistrés par date d'arrivée au corps et ce n'est qu'à partir de 1786 que l'on trouvera des tables (la première de 1786 à l'an III, puis une table par registre). Sans table de 1716 à 1786, comment faire pour retrouver un soldat ? Il faut connaître le nom du capitaine. En général celui-ci recrute sur ses terres. C'est pourquoi on trouvera parfois son nom dans les actes de baptême comme témoin si ce n'est dans une lettre du soldat. A noter qu'André Corvisier donne les noms des colonels et capitaines par unités de 1715 à 1790 8, et les Etats militaires de la France à partir de 1775 donne les lieutenants et sous-lieutenants.
 
M.A. Corvisier donne aussi (au tome 1) la liste des contrôles, qui indiquent le nom des père et mère du soldat, sa profession et celle de son père, son domicile ou celui de ses parents, son mariage, sa religion (pour les soldats étrangers exclusivement), sa prime d'engagement et sa signature. A partir de 1737 on trouvera mention de sa taille, mais il y aura souvent des tromperies sur celle-ci car, outre la prime d'engagement, le soldat reçoit un supplément "pourboire" qui est fonction de sa stature. L'Ordonnance du 1er février 1763 en fixa même le tarif.
 
 
Tableau des contrôles de troupe (série YC)
 
 

-Y 1 c Infanterie (1700-1786).

- Y 2 c Grenadiers royaux et postiches (XVIIIe s.).

- Y 3 c Cavalerie (1685-1763).

- Y 4 c Dragons (1685-1763).

- Y 5 c Cavalerie (1763-1776).

- Y 6 c Cavalerie (1776-1786).

- Y 7 c Dragons (1763-1786).

- Y 8 c Hussards (1720-1763).

- Y 9 c Chasseurs à cheval (1776-1786).

- Y 10 c Artillerie (XVIIIe s.).

- Y 11 c Gardes françaises (1642-1789).

- Y 12 c Compagnies d'Invalides (1764).

- Y 13 c Troupes coloniales (XVIIIe s.).

- Y 14 c Infanterie (1786-an III).

 
 
Pension (officiers et troupe). Décès.
 
 
Les dossiers de pensions militaires sont conservés à partir de 1779. On y trouve généralement fusionné avec eux le dossier administratif ordinaire de l'officier, ce qui fait que, si l'on ne trouve pas un dossier d'officier à son classement normal, il faut le chercher dans les dossiers de pension. On y trouvera en général son état civil sont ses états de service.
 
Une première série de dossiers de pensions sur le trésor royal va de 1779 à 1790 et le personnel de service s'y retrouve grâce à des fichiers. Les dossiers de la période 1791-1800 ont été détruits au début de la Restauration (à part quelques épaves à rechercher dans le classement des dossiers d'officiers non pensionnés). Les dossiers suivants sont classés par périodes : 1801-1817 (176000 dossiers, 1800 cartons), 1818-1856 (100000 dossiers environ, 2500 cartons), 1856-1876 (80000 dossiers environ), 1877-1897 (100000 dossiers environ), 1898-1911 (180000 dossiers environ), 1912-1914 (50000 dossiers environ).
 
Pour chacune des séries allant de 1801 à 1914, il existe des tables sur registres donnant nom, prénoms, grade, corps, date du décret de concession, quotité de la concession, numéro du dossier, réversion de pension à la veuve ou aux orphelins.
 
Les dossiers à partir de 1914, ont été gérés par le ministère des Anciens Combattants. Ceux des militaires de carrière sont revenus à Vincennes. Pour les officiers il existe un répertoire alphabétique. Les dossiers des sous-officiers et hommes de troupe représentent une telle masse qu'ils ne sont pas accessibles et que leur transfert est prévu au Fort de l'Est.
 
Après la guerre de 1914 il existe des dossiers d'instance de pensions (12500 dossiers). Les demandes furent faites entre 1920 et 1930. On y trouve tout le dossier administratif des demandeurs (officiers). Lorsque l'intéressé a fait une demande de pension, il faut donc rechercher son dossier non dans les dossiers administratifs, mais dans les dossiers d'instances de pension. C'est pourquoi le chercheur a intérêt à écrire quelques jours avant de se présenter à Vincennes. Ces dossiers ne sont actuellement communicables qu'aux ayant droit.
 
Enfin pour les militaires de tout grade mis en retraite pour maladie ou indiscipline, en application de la loi du 19 mai 1834, on trouvera des dossiers allant de 1834 à 1914 avec répertoires alphabétiques.
 
Les dossiers de pension comme les dossiers administratifs postérieurs à 1848 sont classés selon la date de fin des services du titulaire dans l'armée. C'est donc ce renseignement qui permet une identification rapide ; il est possible de se le procurer en consultant les annuaires de l'armée française qui sont pourvus d'une table alphabétique à partir de 1844.
 
 
Invalides (officiers et troupe).
 
 
On trouvera aux Archives de l'Armée de terre une table alphabétique des invalides, de Louis XIV à 1914, avec indication du nom, du prénom, des corps dans lesquels la personne a servi, de sa date d'admission à l'Hôtel des Invalides et de son grade.
 
 
Emigrés militaires (1789-1815).
 
 
Le fichier des Archives nationales appelé fichier de Melle Robinet a été recopié par celle-ci en ce qui concerne les émigrés militaires et cet exemplaire a été remis aux Archives de l'Armée de Terre (20000 fiches).
 
Sur les émigrés militaires, voir aussi "Archives des tribunaux et de la police"
 
Les Archives de l'Armée de Terre conservent en outre dans les fonds entrés par voies extraordinaires le fonds et le fichier Pinasseau cotés 1 K 45. Ce fonds est composé de 46 cartons comprenant les notes rassemblées par Jean Pinasseau sur les émigrés militaires aux Archives nationales (série O, F7, AF III, etc.), au château de Chantilly (archives de l'armée de Condé), à la Bibliothèque nationale, à la bibliothèque Mazarine, au British Museum, dans des ouvrages imprimés, etc. Les cartons classés par corps sont accompagnés d'un fichier (25000 fiches). Ce fichier n'est pas un double du fichier Robinet, qui lui est postérieur.
 
 
Les notes accumulées par Jean Pinasseau lui ont permis de publier : L'émigration militaire. Campagne de 1792. Armée royale, t. I (1ère partie). Composition. Ordres de bataille. Notices A à C, Paris, 1957, 171 p. ; t. II, 2e et dernière partie. Notice D à Z, Paris, 1964, 251 p. L'ouvrage donne les références aux sources. Concerne les officiers, sous-officiers et soldats.
 
D'un intérêt beaucoup plus local sont les deux ouvrages du même auteur : L'émigration militaire. Campagne de 1792. Armée des princes. Compagnie de Saintonge, Angoumois et Aunis, Paris, 1971, 95 p., et L'émigration militaire. Emigrés de Saintonge, Angoumois et Aunis dans les corps de troupes de l'émigration française, 1791-1814, Paris, 1974, 195 p.
 
 
Le biographe peut aussi disposer aux Archives de l'Armée de terre de la sous-série Xu (Armée des princes. Armée de Condé. Armées royales de l'Ouest). Ce fonds concerne aussi bien la chouannerie que les armées extérieures. Il est composé de 39 cartons contenant les dossiers qui ont servi à établir après 1814 une série de 26 registres concernant l'avancement, les décorations, les retraites et un classement par armes. Le seul moyen de s'y retrouver est de passer par le fichier Pinasseau, qui y renvoie.
 
On pourra également consulter l'ouvrage du vicomte Grouvel, Les corps de troupe de l'émigration française (1789-1815), paris, éd. De la Sabretache, 1957-1964, 3 vol. A la différence des ouvrages de Pinasseau ces volumes ne concernent que les officiers.
 
 
Justice militaire.
 
 
On trouvera également des dossiers de justice militaire et, pour ceux des conseils de guerre 9 qui ont siégé à la suite des événements de 1848, 1851 et 1871, des répertoires alphabétiques sur fiches. Ces dossiers sont complets pour toute la France pour 1848 et 1871, mais ne concernent que Paris, la 1ère région militaire et quelques cas dans le reste de la France pour 1851. Les non-lieux n'ont pas été dépouillés dans les fichiers.
 
 
Divers.
 
 
Pour la période antérieure à 1792, on consultera la sous-série Ya (525 cartons et registres, résidus des bureaux de la Guerre saisis lors de la Révolution), où l'on trouvera :
 

-Des dossiers individuels des chefs et commis des bureaux de la Guerre, 1711-1790 (Ya 26 à 32) ; des dossiers individuels des intendants et subdélégués des généralités des provinces frontières et des membres des cours souveraines, XVIIIe s. (Ya 33 à 35) ; des dossiers individuels des commissaires des guerres, 1727-1792 (Ya 36 à 56) ; des dossiers individuels et des documents généraux concernant les maréchaux de France, officiers généraux et brigadiers, maréchaux généraux des logis, officiers généraux étrangers, ingénieurs géographes, etc., fin XVIIe s.-XVIIIe s. (Ya 68 à 95) ; des dossiers individuels de médecins et de chirurgiens, XVIIIe s. (Ya 132 à 141) ; des dossiers individuels d'aumôniers, XVIIIe s. (Ya 142 à 144) ; des répertoires de soldats décédés classés chronologiquement par régiments, XVIIIe s. (Ya 463 à 494) ; etc.

 
Pour la période postérieure à la Révolution, on trouvera des documents sur les réfugiés polonais (civils et militaires) de 1832 à 1844 (ordre alphabétique), des dossiers sur les Cincinnati, quelques dossiers sur les gardes nationaux, mais l'essentiel de ce qui concerne ces derniers est conservé dans les départements.
 
Sur les combattants français de la guerre de l'Indépendance américaine, on pourra consulter l'ouvrage suivant : Les combattants français de la guerre américaine, 1778-1783. Listes établies d'après les documents authentiques déposés aux Archives nationales et aux Archives du ministère des Affaires étrangères, Gen. Publ. Cy, 1969, 453 p. in-4°.
 
 
Le bureau central des Archives administratives militaires à Pau.
 
 
Adresse : BCAAM, Caserne Bernadotte, 64000 Pau.
 
 
Une partie des archives militaires de l'Armée de terre (XXe s.) se trouve au Bureau central des Archives administratives (BCAAM), à Pau.
 
Y sont conservés :

-1° les registres matricules depuis 1910 jusqu'à ce que les individus aient atteint 59 ans ; ils sont ensuite envoyés aux Archives départementales, mais avec un décalage dans le temps. La date de 1910 est donc appelée à être périodiquement modifiée ;

 

-2° Les archives concernant les officiers postérieures à 1960 ;

 

-3° Les archives collectives des corps de troupe depuis la Première guerre mondiale, notamment la comptabilité, qui permet d'attester la présence dans un corps de troupe et les blessures ;

 

-4° Le fichier décorations des deux guerres mondiales ;

 
Le BCAAM est accessible au public pour les questions administratives. Il peut toutefois délivrer au chercheur des extraits portant sur les éléments non confidentiels.
 
 
Les sources aux Archives nationales.
 
 
Les fonds sur l'armée sont essentiellement à chercher au Service Historique de l'Armée de Terre à Vincennes. Toutefois un certain nombre de documents pourront être trouvés aux Archives nationales.
 
Avant la Révolution.
 
 

-Maison militaire du roi (O1 3672 à 3699 et Z1A 499à 508) ; Gardes du corps (O1 3673 à 3676, XVIIIe s.) ; Gardes de la Porte (O1 3678, XVIIIe s.) ; Cheveau-légers (O1 3677, XVIIIe s.) ; Gendarmes (O1 3676, XVIIIe s.) ; Mousquetaires (O1 3678, XVIIIe s.) ; Gardes françaises (O1 3677, XVIIIe s.) ; Cent-Suisses (O1 3679 à 3693 (XVIIIe s.), Z1R 1 à 7 (XVIIe-XVIIIe s.) ; Maréchaux et fourriers des logis (O1 3677, XVIIIe s.) ; Garde constitutionnelle de Louis XVI (O1 3696 à 3699, année 1791).

 

-Garde écossaise : KK 67 (1474-1476).

 

-Cour des aides : capitaineries des chasses (Z1A 495 à 498) ; Gardes du corps (ordre alphabétique des cinq compagnies, Z1A 499 à 503) ; chevau-légers (Z1A 504 à 506, pour les années 1663-1771) ; Cent-Gentilshommes, gardes de la porte, Cent-Suisses, mousquetaires (Z1A 507, XVIIe-XVIIIe s.). Réception d'officiers (Z1A 857 à 862, pour 1663-1789).

 

-Connétablie et maréchaussée : lettres patentes, provisions (Z1C 81 à 135, 1563 à 1790) ; provisions de lieutenants des maréchaux pour le point d'honneur (Z1C 136 à 138, pour 1771-1789) ; état des officiers du point d'honneur (Z1C 139 pour 1772) ; table alphabétique des officiers (Z1C 140 et 141, XVIe-XVIIIe s.) ; lettres de rémission et de grâce (Z1C 429 pour 1641-1789).

 

-Régiments : Dragon-Dauphin, listes des officiers (O1 3694, XVIIIe s.) ; régiment du Roi, états de service des officiers (O1 3695 pour 1774) ; régiment d'Auvergne, états de service des officiers (MM 830), régiment de Piémont, registre des baptêmes, décès et mariage (MM 834, pour 1734-1735) ; Cent-Suisses (série Z1R, dossiers classés dans l'ordre alphabétique, XVIIe-XVIIIe s.).

 

-Ecole militaire : M 255, dossiers d'élèves (XVIIIe s.).

 

-Contrôle général : documents relatifs à l'entretien du personnel de l'Armée (1676-1730) : G7 1774-1833.

 

-Microfilms : Cheveau-légers de la garde du Roi. Certificats délivrés par les généalogistes du Roi (1740-1790) : 59 Mi 1, - Sous-lieutenants de la garde du Roi. Certificats de noblesse exigés par l'ordonnance du 22 mai 1781 (1781-1789) : 60 Mi 1 à 3.

 

-Cincinnati : Société patriotique fondée au Etats Unis en 1783 par des officiers qui avaient combattu dans la guerre d'Indépendance. Les archives de cette société (1783-1938) conservées aux Etats Unis ont été microfilmées par les Archives nationales (422 Mi* 1 à 6). Le microfilm 422 Mi* 4 se rapporte à la branche française. Autorisation de consultation à demander à la Société des Cincinnati, 2118 Massachusetts Avenue NW, Washington DC 200 008.

 

-Pensions militaires : consulter l'inventaire-index de O1 (maison du Roi).

 
 
A partir de 1789.
 
 
Un certain nombre de documents pourront être trouvés aux Archives nationales, notamment dans la sous-série F9, dans O et dans AF. La sous-série F9 (affaires militaires) est pour les Archives nationales l'équivalent de la série R des Archives départementales. Le chercheur y trouvera donc des renseignements sur les armes les plus diverses. Quant à la série O (Maison du Roi), Maison de l'Empereur), le chercheur y trouvera les affaires directement traitées par les rois et empereurs. Dans AF (Archives du pouvoir exécutif, 1789-1815) signalons des états de service et des nominations (AF II 290 à 293) et des renseignements adressés au Comité de Salut public sur le personnel militaire (AF II 304 à 400). Consulter aussi AF III et AF IV.
 
 

-Pour la garde constitutionnelle du roi Louis XVI, il existe un fichier (4 boîtes) correspondant au dépouillement de O1 664-671, pensions, O1 3696-3699 (maison militaire), AF I 1 et 2, C 187 (papiers en provenance de l'armoire de fer trouvée dans l'appartement de Louis XVI), D III 1 à 309, F9 741 et 1036 à 1041 (garde du roi), O3, notamment O3 2558 (armée des princes) et W.

 

-Directoire : voir AF III 177 à 181 (an IV- an VII, nominations, pas de table des noms), AF III 187 à 197 (fichiers, 3 boîtes, décisions du Directoire), AF III 3131 à 31378 (demandes relatives à des réquisitions, congés et exemptions de service, classement par ordres alphabétique de personnes, an V). Voir surtout au Service historique de l'Armée de Terre.

 

-Sur la Garde consulaire, signalons F9 744, sur la Garde impériale du premier Empire O2 1223 à 1227 et F9 745. Sur les gendarmes de l'Empire (1806-1807) F9 1032 à 1034.

 

-Sur la maison militaire du Roi (1814-1830) O3 2243 à 2557 (nominations, promotions, congés, brevets d'officiers, légion d'honneur, etc.). Sur les gardes du corps de Louis XVII et de Charles X : O3 2279 à 2482. Sur les mousquetaires du roi, les Cent-suisses, la compagnie écossaise, etc. (1814-1830) O3 2483 à 2519.

 

-Sur la Maison militaire de Louis-Philippe (1830-1848) : O4 2920 à 2935.

 

-Sur la Garde impériale du Second Empire : F9 1035.

 

-Sur les Gardes nationaux de 1789 à Napoléon III : F9 424 à 740 (classement par département), F9 339 (1789-an XI) et F9 340 à 366 et sur la Garde nationale mobile (1848-1850) : F9 1072 à 1152, etc.

 

-Guerre de 1914-1918 : registres d'état civil des régiments : F9 4494 à 5563 avec une entrée possible par les fichiers conservés sous 323 et 324 Mi (communicables seulement aux ayants-droit pendant les cent premières années).

 
Quant aux morts de la guerre 1914-1918, un fichier alphabétique en est conservé par le ministère des Anciens Combattants, 139, Rue de Bercy, 75012 Paris. Un microfilm en est conservé aux Archives nationales sous la cote 323 Mi 1 à 139. Il ne concerne que l'armée de terre et donne les nom, prénoms, lieux de naissance et de décès, unité et grade. Classement alphabétique. Reproduit 1 295 249 fiches d'officiers et soldats ayant droit à l'appellation "morts pour la France". Pour savoir quel rouleau demander, consulter le tome IV de l'Etat énéral des fonds des Archives nationales, Paris, 1980, page 368 et 369.
 
Le chercheur trouvera également des renseignements sur l'armée dans les archives d'Outre-Mer

 

 
 
 
 

1. Tenus par l'armée, les registres matricules sont versés aux Archives départementales par le Service Historique de l'Armée de Terre et non par l'administration préfectorale. A noter qu'aux Archives de Paris, les registres existent à partir de 1859.
2. Cité par Jean-Paul Aron, Paul Dumont, Emmanuel Le Roy Ladurie, Anthropologie du conscrit français d'après les comptes numériques et sommaires du recrutement de l'armée (1819-1826). Présentation cartographique, Paris, La Haye, 1972, p. 216.
3.  Les cahiers du capitaine Coignet, 1799-1815, publiés par Lorédan Larchey, Paris, 1883, p. 137.
4. Michel Foucault, Moi Pierre Rivière ayant égorgé ma mère, ma soeur et mon frère, Paris, 1973, 350 p. Le dossier, conservé aux Archives du Calvados sous la cote U 907, a aussi été utilisé par René Allio pour son film : "Moi Pierre Rivière".
5. Sur les Suisses, voir Germain Haussmann, Les Suisses au service de la France. Etude sociologique et économique (1763-1792), thèse à l'Ecole nationale des chartes, dactylographiée. Voir Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion de 1981... , Paris, 1981, p. 145-155.
6. A titre indicatif, pour montrer au chercheur où trouver des sources, nous indiquons ici celles que l'auteur a consultées. Au service historique de l'Armée de Terre : contrôle des troupes (15 Yc), contrôle des officiers (Yb), dossiers par corps (Xg, épaves des archives du régiment des gardes suisses, ordonnances du roi, registres mortuaires (Ya), dossiers individuels d'officiers suisses... Aux Archives nationales : les sous-séries O1 (Maison du roi) et Z1R (Cent Suisses de la Maison du roi). A Courbevoie et à Versailles : l'état civil. En Suisse : les dossiers militaires des Archives de l'Etat de Neuchâtel, etc.
7. Les périodes ne sont pas les mêmes pour l'artillerie et la cavalerie.
8. A. Corvisier, Les contrôles de troupes de l'Ancien Régime, 4 vol., 1968-1970.
9. Voir aussi la série U des Archives départementales.
 
Le Guide des recherches sur l'histoire des familles est en ligne sur ce site grâce
aux aimables autorisations de Gildas Bernard et du Ministère de la Culture, accordées à Jean-Luc Monnet.
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