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Le livre de Gildas Bernard en ligne sur ArchivesGenWeb lundi 25 septembre 2017
 
 

ARCHIVES CULTUELLES





CULTE ISRAELITE




Répartition géographique.
 
 
La population juive en France se répartissait au Moyen Age entre trois régions l'Alsace et la Lorraine, le Comtat Venaissin et les rives du Rhône, enfin la région de Bordeaux. Aujourd'hui elle est estimée à environ 650 000 personnes, dont 300 000 à Paris, 65 000 à Marseille, 20 000 à Nice, 20 000 à Lyon, 18 000 à Toulouse, etc. il y a donc eu un déplacement des centres de population juive.
 
A part les juifs orthodoxes et hassidiques (représentant quelque cinq cents familles) et les libéraux (rattachés à la synagogue de la rue Copernic), qui sont autonomes, la quasi-totalité des juifs, soit cent cinquante communautés, dépendent du consistoire central, instance religieuse créé par Napoléon et devenue, lors de la loi de séparation des églises et de l'Etat, l'Union des associations cultuelles israélites de France et d'Algérie.
 
Archives du Consistoire israélite de France et d'Algérie, 17, rue Saint Georges, 75009 Paris).
 
 
Bibliographie sommaire.
 
 
Blumenkranz (Bernard), Documents modernes sur les juifs (XVIe-XXe siècles) réunis par l'équipe de recherche 208, "Nouvelle Gallia Judaica", sous la direction de... , t. I, Dépôts parisiens, Bayeux, 1979, 669 p.
 
Ont été dépouillés les inventaires et fichiers des Archives nationales, de la Bibliothèque nationale, des Archives des Affaires étrangères, des Services historiques, de la Marine et de l'Armée de Terre, de la Bibliothèque de l'Arsenal, de celle de la ville de Paris, de celle de l'histoire du protestantisme, des archives de l'archevêché, etc. M. R. H. Bautier a fait remarquer que le fonds du Parlement de Paris avait été malheureusement peu exploité.
 
On trouvera dans l'ouvrage, muni d'un index général, des références à des documents très divers, tels que lettres de naturalité, passeports, permis de séjour, etc.
 
Le dépouillement a été réalisé à base de documents parisiens, mais concerne toute la France (voir par exemple, la très riche rubrique consacrée dans l'index à Metz).
 
 
Le Mée (René), Les sources de la démographie historique française dans les Archives publiques (XVIIe-XVIIIe siècles), Paris, 1967, 370 p. Publication du Comité des travaux historiques et scientifiques dans Notices, inventaires et documents, t. XXIV.
 
Indique par départements les recensements qui existent. En recherchant à la notice consacrée aux départements ou ont vécu ses ancêtres, le chercheur verra s'il dispose de recensements concernant les juifs.
 
A titre d'exemple signalons aux Archives départementales du Haut-Rhin, sous la cote C 1559, pour les années 1780 et 1781, dés états, soit nominatifs, soit numériques des juifs établis dans bailliages de Belfort, Hirsingen Eschentzwiller, , Haut et Bas Landser, Delle, Ferrette, Brunstatt, Altkirch, Bollwiller, Horbourg, Ribeauvillé, Rouffach, , Thann, Guebwiller, Ensisheim, Sainte Croix, Turckheim, Masevaux, Berckeim, et Riquewihr.
 
Signalons aussi, et toujours à titres d'exemple, aux Archives de la ville de Metz, sous la cote HH 190, des rôles juifs dressés en 1739-1740 et un état du nombre des familles juives depuis 1567 jusqu'en 1718.
 
 
Bensimon-Donath (Doris), Socio-démographie des juifs de France et d'Algérie, 1867-1907, s.l., 1976, 375 p.
 
Cet ouvrage ne donne pas de listes de noms, mais des indications utiles sur les recensements, la mobilité géographique et l'immigration, le niveau d'instruction, les structures socio-économiques, le mariage, les structures familiales, la tradition et l'assimilation, les juifs d'Algérie, l'anthropologie et la démographie, la délinquance des juifs, leur présence à l'armée, les juifs d'Alsace-Lorraine.
 
Il signale que le Consistoire de Paris conserve les registres des mariages conclus entre juifs dans les temples parisiens qui dépendent de son administration, mais que des mariages juifs peuvent être célébrés dans des synagogues non consistoriales. L'auteur ajoute que, malgré de longues recherches effectuées auprès des différentes communautés juives de France, il n'a pu découvrir de séries complètes de registres de circoncision pour l'époque considérée.
 
 
Bautier (Robert-Henri) et Sornay (Janine), Les sources de l'histoire économiques et sociales du Moyen Age, Provence, Comtat Venaissin, Dauphiné, Etats de la Maison de Savoie, 3 vol. , Paris, 1968, 1971 et 1974.
 
Cet ouvrage indique notamment les rôles de tailles des juifs de Provence et de villes comme Marseille, Avignon et Arles.
 
 
Hildenfinger (P.), Documents sur les juifs à Paris au XVIIIe siècle. Actes d'inhumation et scellés, Paris, 1913, 290 pages, avec index.
 
A Paris, entre 1736 et 1792, les permis d'inhumer des personnes à qui la sépulture ecclésiastique était refusée (juifs, protestants, orthodoxes, comédiens) sont à chercher dans les minutes du fonds des commissaires au Châtelet (série Y des Archives nationales). On les trouve dans l'ordre chronologique, mais pêle-mêle avec les autres actes.
 
 
Etat civil.
 
 
Voir chapitre "Registres paroissiaux et état civil".
 
 
Fixation des noms à partir de 1808.
 
 
Voir chapitre "Sources complémentaires de l'état civil".
 
 
Les rabbins fonctionnaires (1809-1905).
 
 
La loi du 8 avril 1802 sur l'organisation des cultes, cite concordat, a entraîné la fonctionnarisation des rabbins qui, jusqu'à la séparation des églises et de l'Etat en 1905, ont donc un dossier de fonctionnaire 1.
 
On pourra trouver des renseignements sur les rabbins dans la série V (cultes) des Archives départementales, mais c'est surtout à la sous-série F19 des Archives nationales, consacrée aux cultes, qu'il conviendra de se reporter. Les dossiers personnels des rabbins y sont conservés sous les cotes F19 11056 à 11067 pour la période 1809-1905 (classement alphabétique). Pour les recours accordés aux rabbins et à leurs veuves entre 1837 et 1908, on consultera les cotes F19 11071 à 11089.
 
 
Documents conservés aux Archives des Affaires étrangères.
 
 
Naturalisations d'israélites dans Mémoires et Documents, France 1457, pour les années 1810-1813.


 

 
 
 
 

1. La loi de séparation ne s'appliquant pas en Moselle, Bas Rhin et Haut Rhin, les rabbins de ces trois départements sont toujours fonctionnaires et ont un dossier au ministère de l'intérieur.
 
Le Guide des recherches sur l'histoire des familles est en ligne sur ce site grâce
aux aimables autorisations de Gildas Bernard et du Ministère de la Culture, accordées à Jean-Luc Monnet.
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