Histoire de la Picardie : Différence entre versions

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==Situation==
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Située au nord-est du Bassin parisien, la Picardie s'étend de la Bresle à l'[[Artois]] et de la [[Manche]] à l'[[Oise]].
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<br />Entre les anticlinaux de l'Artois et du Bray, des ondulations  inférieures à 200 mètres parcourent une grande plaine de craie ; elles  ont fixé de nombreuses vallées sèches, et celles, à fond plat, humide ou  même tourbeux, de la Canche, de l'Authie, de la Somme et de la Bresle.
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<br />Des dépôts superficiels recouvrent la craie et diversifient les  paysages. Une épaisse argile à silex, à l'ouest dans le Vimeu et le Ponthieu, des sables et argiles tertiaires à l'est dans le Vermandois et  surtout un limon jaunâtre (5 à 20 m) au centre, dans le Santerre.
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<br />Sur  le littoral, de la Canche à la Somme, l'ancienne falaise morte donne la  dépression argileuse du Marquenterre.
  
Située au nord-est du Bassin parisien, la Picardie s'étend de la Bresle à l'Artois et de la Manche à l'Oise.
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<br />Les nombreux vestiges du Paléolithique (haches de Saint-Acheul) feront  au XIXe siècle de la [[Picardie]] un des berceaux de la science  préhistorique, grâce aux découvertes de Boucher de Perthes.
<br />Entre les anticlinaux de l'Artois et du Bray, des ondulations  inférieures à 200 mètres parcourent une grande plaine de craie ; elles  ont fixé de nombreuses vallées sèches, et celles, à fond plat, humide ou  même tourbeux, de la Canche, de l'Authie, de la Somme et de la Bresle.
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<br />Des dépôts superficiels recouvrent la craie et diversifient les  paysages. Une épaisse argile à silex, à l'ouest dans le Vimeu et le  Ponthieu, des sables et argiles tertiaires à l'est dans le Vermandois et  surtout un limon jaunâtre (5 à 20 m) au centre, dans le Santerre. Sur  le littoral, de la Canche à la Somme, l'ancienne falaise morte donne la  dépression argileuse du Marquenterre.
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==Histoire==
<br />Les nombreux vestiges du Paléolithique (haches de Saint-Acheul) feront  au XIXe siècle de la Picardie un des berceaux de la science  préhistorique, grâce aux découvertes de Boucher de Perthes.  
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<br />Partagée, au  ~ Ier siècle, entre plusieurs populations (Ambiani, Bellovaques,  Suessiones, Viromanduri), la région s'insère, après la conquête romaine,  dans la province IIe [[Belgique]].  
<br />Partagée, au  ~ Ier siècle, entre plusieurs populations (Ambiani, Bellovaques,  Suessiones, Viromanduri), la région s'insère, après la conquête romaine,  dans la province IIe Belgique. Le nombre de cités témoigne déjà d'une  vie urbaine florissante : Soissons, Saint-Quentin, Arras, Senlis,  Beauvais, Amiens. Zone de passage, la Picardie connaît, au long des  siècles, une alternance d'invasions, de guerres et de périodes de paix  favorables à un essor économique.  
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<br />Le nombre de cités témoigne déjà d'une  vie urbaine florissante : Soissons, Saint-Quentin, Arras, Senlis,  Beauvais, Amiens. <br />Zone de passage, la Picardie connaît, au long des  siècles, une alternance d'invasions, de guerres et de périodes de paix  favorables à un essor économique.
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*Au Ve siècle, la destruction des  villes par les Francs entraîne un repli sur les campagnes ;
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*à l'ère  carolingienne, une vie économique se développe à partir d'Amiens et du  port de Quentovic ; mais les raids normands brisent cet essor dès le IXe  siècle.
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*Au XIe siècle, le renouveau des villes relance l'industrie  drapière à Beauvais, Amiens, Abbeville ; le commerce enrichit les  bourgeois et de nombreuses communes obtiennent des chartes de franchise  (Saint-Quentin 1080, Beauvais 1099, Amiens 1113).
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*Champ de bataille  (Crécy 1346) et enjeu de la guerre de Cent Ans, la Picardie échoit à  l'Angleterre en 1420, puis revient définitivement à la France en 1482.
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*Les guerres de Religion, l'invasion espagnole pendant la [[guerre de Trente Ans]] (1636) laissent le pays en ruine.  
  
Au Ve siècle, la destruction des  villes par les Francs entraîne un repli sur les campagnes ; à l'ère  carolingienne, une vie économique se développe à partir d'Amiens et du  port de Quentovic ; mais les raids normands brisent cet essor dès le IXe  siècle.
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Dans la seconde moitié du  XVIIe siècle, la Picardie connaît cependant un nouveau développement  économique : tapisserie de Beauvais, manufacture de draps d'Abbeville,  toiles de Saint-Quentin, velours d'Amiens.  
<br />Au XIe siècle, le renouveau des villes relance l'industrie  drapière à Beauvais, Amiens, Abbeville ; le commerce enrichit les  bourgeois et de nombreuses communes obtiennent des chartes de franchise  (Saint-Quentin 1080, Beauvais 1099, Amiens 1113). Champ de bataille  (Crécy 1346) et enjeu de la guerre de Cent Ans, la Picardie échoit à  l'Angleterre en 1420, puis revient définitivement à la France en 1482.
 
<br />Les guerres de Religion, l'invasion espagnole pendant la guerre de  Trente Ans (1636) laissent le pays en ruine. Dans la seconde moitié du  XVIIe siècle, la Picardie connaît cependant un nouveau développement  économique : tapisserie de Beauvais, manufacture de draps d'Abbeville,  toiles de Saint-Quentin, velours d'Amiens.  
 
 
<br />En 1870 et pendant les deux  guerres mondiales, de nombreuses offensives souvent décisives (Somme  1918) se dérouleront dans cette plaine.
 
<br />En 1870 et pendant les deux  guerres mondiales, de nombreuses offensives souvent décisives (Somme  1918) se dérouleront dans cette plaine.
  
  
 
Cette trame historique montre l'importance de l'industrie textile, née  des ressources locales, mais les conditions physiques se révèlent  favorables à l'agriculture. Sous la couche limoneuse fertile et sèche, la craie absorbe bien le  surplus d'eau, mais reste suffisamment humide ; le climat océanique  assure des précipitations bien réparties sur toute l'année (de 800 à 1  000 mm en moyenne) et une amplitude thermique annuelle faible.  
 
Cette trame historique montre l'importance de l'industrie textile, née  des ressources locales, mais les conditions physiques se révèlent  favorables à l'agriculture. Sous la couche limoneuse fertile et sèche, la craie absorbe bien le  surplus d'eau, mais reste suffisamment humide ; le climat océanique  assure des précipitations bien réparties sur toute l'année (de 800 à 1  000 mm en moyenne) et une amplitude thermique annuelle faible.  
<br />La Picardie est un important producteur de blé et de betteraves à sucre. Les progrès de l'agriculture y ont été précoces : la betterave à sucre  est introduite dès 1830 ; l'usage de machines agricoles se généralise  très tôt ; la mise en service d'arracheuses de betteraves et de pommes  de terre en 1960 éliminait une grosse part de travail manuel effectuée  par une main-d'œuvre saisonnière. Plus nombreuse autrefois, la  population agricole trouvait un complément de ressources dans  l'artisanat textile ; une forte émigration s'est faite en direction de  la région parisienne et la densité est de 93 habitants par kilomètre  carré, en 1990. Mais la Picardie a conservé son caractère rural et agricole, surtout  dans les départements de l'Aisne et de la Somme.  
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==Économie==
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La Picardie est un important producteur de blé et de betteraves à sucre.  
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<br />Les progrès de l'agriculture y ont été précoces : la betterave à sucre  est introduite dès 1830 ;  
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l'usage de machines agricoles se généralise  très tôt ; la mise en service d'arracheuses de betteraves et de pommes  de terre en 1960 éliminait une grosse part de travail manuel effectuée  par une main-d'œuvre saisonnière.  
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Plus nombreuse autrefois, la  population agricole trouvait un complément de ressources dans  l'artisanat textile ; une forte émigration s'est faite en direction de  la région parisienne et la densité est de 93 habitants par kilomètre  carré, en 1990. Mais la Picardie a conservé son caractère rural et agricole, surtout  dans les départements de l'Aisne et de la Somme.  
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<br />En 1990, la surface  agricole utilisée représentait 72 p. 100 du territoire régional et  l'agriculture employait 8 p. 100 de la population active. L'agriculture  picarde est devenue très performante et diversifiée : grandes  exploitations céréalières très mécanisées de plus de 200 hectares  (Santerre, Soissonnais, Valois et Vexin), exploitations de 30 à 70  hectares pratiquant la polyculture associée à l'élevage sur les plateaux  picards (Noyonnais, Brie-Tardenois), petites exploitations herbagères  (Vimeu, Thiérache, pays de Bray).  
 
<br />En 1990, la surface  agricole utilisée représentait 72 p. 100 du territoire régional et  l'agriculture employait 8 p. 100 de la population active. L'agriculture  picarde est devenue très performante et diversifiée : grandes  exploitations céréalières très mécanisées de plus de 200 hectares  (Santerre, Soissonnais, Valois et Vexin), exploitations de 30 à 70  hectares pratiquant la polyculture associée à l'élevage sur les plateaux  picards (Noyonnais, Brie-Tardenois), petites exploitations herbagères  (Vimeu, Thiérache, pays de Bray).  
 
<br />La vallée de la Somme s'individualise par ses cultures maraîchères, les "  hortillonnages ", utilisant le fond tourbeux, drainé et sillonné de  canaux. Le Marquenterre ne se caractérise plus par l'élevage des moutons  engraissés dans les prés salés : la culture de betteraves, de légumes,  et l'élevage bovin y occupent les polders asséchés au XVIIe siècle ;  l'habitat est situé sur les anciens cordons littoraux.
 
<br />La vallée de la Somme s'individualise par ses cultures maraîchères, les "  hortillonnages ", utilisant le fond tourbeux, drainé et sillonné de  canaux. Le Marquenterre ne se caractérise plus par l'élevage des moutons  engraissés dans les prés salés : la culture de betteraves, de légumes,  et l'élevage bovin y occupent les polders asséchés au XVIIe siècle ;  l'habitat est situé sur les anciens cordons littoraux.
  
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==Géographie==
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En bord de mer, la Picardie n'est cependant pas une région maritime :  les courants marins du sud-ouest remanient sans cesse une côte basse et  sableuse et déposent les galets au sud des estuaires, qui se déplacent  vers le nord ;
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*le sable qui forme des dunes et des cordons littoraux  n'est pas propice à l'établissement de ports : Le Crotoy, Cayeux, Le  Hourdel, Saint-Valéry-sur-Somme sont de petits centres de pêche ;
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*le  tourisme balnéaire reste peu développé en raison d'un faible  ensoleillement. Le réseau urbain associe de gros marchés ruraux (Ham, Corbie,  Montdidier, 6 500 hab. en 1990 ; Doullens, 7 400 hab. ; Péronne, 9 100  hab.) à des villes importantes qui ont concentré une activité  industrielle autrefois éparpillée dans les campagnes. À Amiens (136 200 hab. en 1990, 156 000 avec l'agglomération), usines de  pneumatiques, de constructions mécaniques et électromécanique et  industries chimiques relaient l'ancienne industrie textile.
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*Saint-Quentin (62 000 hab. en 1990) associe une industrie textile  toujours importante (tissus de lin, de coton, teintureries) à des  activités nouvelles (constructions mécaniques).
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L'industrie employait, en 1990, 35 p. 100 des actifs alors que le  tertiaire (57 p. 100) est sous-représenté dans la région par rapport à  la moyenne nationale.
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Circonscription d'action régionale (siège Amiens),  la Picardie regroupe les départements de l'Aisne, de la Somme et de  l'Oise : 1 810 000 habitants en 1990, sur 19 500 kilomètres carrés.
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<br />Encadrée par deux régions à forte concentration urbaine, l'[[Île-de-France]]  et le [[Nord-Pas-de-Calais]], la Picardie doit, pour devenir une région  d'accueil et non plus une région de passage, jouer la carte de la  complémentarité avec elles et tirer parti de ses atouts (diversité des  paysages, forte tradition agricole, patrimoine historique).
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==Associations==
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;CERCLE GÉNÉALOGIQUE DE PICARDIE (CGP)  :
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34, rue St-Fuscien, 80000 Amiens
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Revue : LE GÉNÉALOGISTE PICARD - Président : Miguel GADRÉ -<br />
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Site : CGP - http://genealogiepicardie.free.fr/index.php<br />
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Contact : Courriel CGP - genealogiepicardie@free.fr<br />
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Forum adhérents : Genealogie-Picardie
  
En bord de mer, la Picardie n'est cependant pas une région maritime :  les courants marins du sud-ouest remanient sans cesse une côte basse et  sableuse et déposent les galets au sud des estuaires, qui se déplacent  vers le nord ; le sable qui forme des dunes et des cordons littoraux  n'est pas propice à l'établissement de ports : Le Crotoy, Cayeux, Le  Hourdel, Saint-Valéry-sur-Somme sont de petits centres de pêche ; le  tourisme balnéaire reste peu développé en raison d'un faible  ensoleillement. Le réseau urbain associe de gros marchés ruraux (Ham, Corbie,  Montdidier, 6 500 hab. en 1990 ; Doullens, 7 400 hab. ; Péronne, 9 100  hab.) à des villes importantes qui ont concentré une activité  industrielle autrefois éparpillée dans les campagnes. À Amiens (136 200 hab. en 1990, 156 000 avec l'agglomération), usines de  pneumatiques, de constructions mécaniques et électromécanique et  industries chimiques relaient l'ancienne industrie textile.  
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Le Cercle, le plus ancien de la région, créé en 1971, est une association            sans but lucratif qui regroupe plusieurs centaines d´érudits, de chercheurs            ou de curieux. Ils s´intéressent à l´histoire des familles de Picardie            et à l'histoire locale.
<br />Saint-Quentin (62 000 hab. en 1990) associe une industrie textile  toujours importante (tissus de lin, de coton, teintureries) à des activités nouvelles (constructions mécaniques). L'industrie employait, en 1990, 35 p. 100 des actifs alors que le  tertiaire (57 p. 100) est sous-représenté dans la région par rapport à  la moyenne nationale.  
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<br />Un bulletin est publié trimestriellement. C'est le lieu idéal pour diffuser            sa généalogie, signaler ses centres d'intérêts. Les rubriques "Questions-Réponses" et "Échanges" ouvertes à tous les membres  abonnés, favorisent l'entraide.  
<br />Circonscription d'action régionale (siège Amiens), la Picardie regroupe les départements de l'Aisne, de la Somme et de  l'Oise : 1 810 000 habitants en 1990, sur 19 500 kilomètres carrés. Encadrée par deux régions à forte concentration urbaine, l'Île-de-France  et le Nord - Pas-de-Calais, la Picardie doit, pour devenir une région  d'accueil et non plus une région de passage, jouer la carte de la  complémentarité avec elles et tirer parti de ses atouts (diversité des paysages, forte tradition agricole, patrimoine historique).
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<br />Ne restez pas isolé, développez des collaborations fructueuses.  
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<br />Des relevés d´actes sont aussi publiés, plusieurs centaines de milliers            d´actes sont ainsi répertoriés.                     Un centre de documentation spécialisé est ouvert, 34 rue Saint-Fuscien  à Amiens. Des réunions périodiques sont aussi organisées à Paris et           dans les permanences.
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<br />Une collection de microfilms et des lecteurs portables, permettent de travailler            à domicile.
  
  
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[[Catégorie:Région Picardie]]
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[[Catégorie:Histoire de la Picardie]]

Version actuelle en date du 9 octobre 2015 à 22:58

Voir la brique Modèle:Infobox/Titre
Région Picardie
Blason Picardie
Voir la brique Modèle:Infobox/Sous-titre
Administration
Préfecture : Amiens (80)
Président : Claude Gewerc
Communes : 2292
Voir la brique Modèle:Infobox/Sous-titre
Départements
Voir la brique Modèle:Infobox/Internet
Internet
Site http://www.picardie.fr
Voir la brique Modèle:Infobox/Sous-titre
Démographie

Population : 1 906 600 hab.
Gentilé : Picard Picarde

carte Picardie

Situation

Située au nord-est du Bassin parisien, la Picardie s'étend de la Bresle à l'Artois et de la Manche à l'Oise.
Entre les anticlinaux de l'Artois et du Bray, des ondulations inférieures à 200 mètres parcourent une grande plaine de craie ; elles ont fixé de nombreuses vallées sèches, et celles, à fond plat, humide ou même tourbeux, de la Canche, de l'Authie, de la Somme et de la Bresle.
Des dépôts superficiels recouvrent la craie et diversifient les paysages. Une épaisse argile à silex, à l'ouest dans le Vimeu et le Ponthieu, des sables et argiles tertiaires à l'est dans le Vermandois et surtout un limon jaunâtre (5 à 20 m) au centre, dans le Santerre.
Sur le littoral, de la Canche à la Somme, l'ancienne falaise morte donne la dépression argileuse du Marquenterre.


Les nombreux vestiges du Paléolithique (haches de Saint-Acheul) feront au XIXe siècle de la Picardie un des berceaux de la science préhistorique, grâce aux découvertes de Boucher de Perthes.

Histoire


Partagée, au ~ Ier siècle, entre plusieurs populations (Ambiani, Bellovaques, Suessiones, Viromanduri), la région s'insère, après la conquête romaine, dans la province IIe Belgique.
Le nombre de cités témoigne déjà d'une vie urbaine florissante : Soissons, Saint-Quentin, Arras, Senlis, Beauvais, Amiens.
Zone de passage, la Picardie connaît, au long des siècles, une alternance d'invasions, de guerres et de périodes de paix favorables à un essor économique.

  • Au Ve siècle, la destruction des villes par les Francs entraîne un repli sur les campagnes ;
  • à l'ère carolingienne, une vie économique se développe à partir d'Amiens et du port de Quentovic ; mais les raids normands brisent cet essor dès le IXe siècle.
  • Au XIe siècle, le renouveau des villes relance l'industrie drapière à Beauvais, Amiens, Abbeville ; le commerce enrichit les bourgeois et de nombreuses communes obtiennent des chartes de franchise (Saint-Quentin 1080, Beauvais 1099, Amiens 1113).
  • Champ de bataille (Crécy 1346) et enjeu de la guerre de Cent Ans, la Picardie échoit à l'Angleterre en 1420, puis revient définitivement à la France en 1482.
  • Les guerres de Religion, l'invasion espagnole pendant la guerre de Trente Ans (1636) laissent le pays en ruine.

Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, la Picardie connaît cependant un nouveau développement économique : tapisserie de Beauvais, manufacture de draps d'Abbeville, toiles de Saint-Quentin, velours d'Amiens.
En 1870 et pendant les deux guerres mondiales, de nombreuses offensives souvent décisives (Somme 1918) se dérouleront dans cette plaine.


Cette trame historique montre l'importance de l'industrie textile, née des ressources locales, mais les conditions physiques se révèlent favorables à l'agriculture. Sous la couche limoneuse fertile et sèche, la craie absorbe bien le surplus d'eau, mais reste suffisamment humide ; le climat océanique assure des précipitations bien réparties sur toute l'année (de 800 à 1 000 mm en moyenne) et une amplitude thermique annuelle faible.


Économie

La Picardie est un important producteur de blé et de betteraves à sucre.
Les progrès de l'agriculture y ont été précoces : la betterave à sucre est introduite dès 1830 ; l'usage de machines agricoles se généralise très tôt ; la mise en service d'arracheuses de betteraves et de pommes de terre en 1960 éliminait une grosse part de travail manuel effectuée par une main-d'œuvre saisonnière.

Plus nombreuse autrefois, la population agricole trouvait un complément de ressources dans l'artisanat textile ; une forte émigration s'est faite en direction de la région parisienne et la densité est de 93 habitants par kilomètre carré, en 1990. Mais la Picardie a conservé son caractère rural et agricole, surtout dans les départements de l'Aisne et de la Somme.


En 1990, la surface agricole utilisée représentait 72 p. 100 du territoire régional et l'agriculture employait 8 p. 100 de la population active. L'agriculture picarde est devenue très performante et diversifiée : grandes exploitations céréalières très mécanisées de plus de 200 hectares (Santerre, Soissonnais, Valois et Vexin), exploitations de 30 à 70 hectares pratiquant la polyculture associée à l'élevage sur les plateaux picards (Noyonnais, Brie-Tardenois), petites exploitations herbagères (Vimeu, Thiérache, pays de Bray).
La vallée de la Somme s'individualise par ses cultures maraîchères, les " hortillonnages ", utilisant le fond tourbeux, drainé et sillonné de canaux. Le Marquenterre ne se caractérise plus par l'élevage des moutons engraissés dans les prés salés : la culture de betteraves, de légumes, et l'élevage bovin y occupent les polders asséchés au XVIIe siècle ; l'habitat est situé sur les anciens cordons littoraux.

Géographie

En bord de mer, la Picardie n'est cependant pas une région maritime : les courants marins du sud-ouest remanient sans cesse une côte basse et sableuse et déposent les galets au sud des estuaires, qui se déplacent vers le nord ;

  • le sable qui forme des dunes et des cordons littoraux n'est pas propice à l'établissement de ports : Le Crotoy, Cayeux, Le Hourdel, Saint-Valéry-sur-Somme sont de petits centres de pêche ;
  • le tourisme balnéaire reste peu développé en raison d'un faible ensoleillement. Le réseau urbain associe de gros marchés ruraux (Ham, Corbie, Montdidier, 6 500 hab. en 1990 ; Doullens, 7 400 hab. ; Péronne, 9 100 hab.) à des villes importantes qui ont concentré une activité industrielle autrefois éparpillée dans les campagnes. À Amiens (136 200 hab. en 1990, 156 000 avec l'agglomération), usines de pneumatiques, de constructions mécaniques et électromécanique et industries chimiques relaient l'ancienne industrie textile.
  • Saint-Quentin (62 000 hab. en 1990) associe une industrie textile toujours importante (tissus de lin, de coton, teintureries) à des activités nouvelles (constructions mécaniques).

L'industrie employait, en 1990, 35 p. 100 des actifs alors que le tertiaire (57 p. 100) est sous-représenté dans la région par rapport à la moyenne nationale.

Circonscription d'action régionale (siège Amiens), la Picardie regroupe les départements de l'Aisne, de la Somme et de l'Oise : 1 810 000 habitants en 1990, sur 19 500 kilomètres carrés.
Encadrée par deux régions à forte concentration urbaine, l'Île-de-France et le Nord-Pas-de-Calais, la Picardie doit, pour devenir une région d'accueil et non plus une région de passage, jouer la carte de la complémentarité avec elles et tirer parti de ses atouts (diversité des paysages, forte tradition agricole, patrimoine historique).

Associations

CERCLE GÉNÉALOGIQUE DE PICARDIE (CGP)  

34, rue St-Fuscien, 80000 Amiens Revue : LE GÉNÉALOGISTE PICARD - Président : Miguel GADRÉ -
Site : CGP - http://genealogiepicardie.free.fr/index.php
Contact : Courriel CGP - genealogiepicardie@free.fr
Forum adhérents : Genealogie-Picardie

Le Cercle, le plus ancien de la région, créé en 1971, est une association sans but lucratif qui regroupe plusieurs centaines d´érudits, de chercheurs ou de curieux. Ils s´intéressent à l´histoire des familles de Picardie et à l'histoire locale.
Un bulletin est publié trimestriellement. C'est le lieu idéal pour diffuser sa généalogie, signaler ses centres d'intérêts. Les rubriques "Questions-Réponses" et "Échanges" ouvertes à tous les membres abonnés, favorisent l'entraide.
Ne restez pas isolé, développez des collaborations fructueuses.
Des relevés d´actes sont aussi publiés, plusieurs centaines de milliers d´actes sont ainsi répertoriés. Un centre de documentation spécialisé est ouvert, 34 rue Saint-Fuscien à Amiens. Des réunions périodiques sont aussi organisées à Paris et dans les permanences.
Une collection de microfilms et des lecteurs portables, permettent de travailler à domicile.