Histoire de la Basse-Normandie

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Région Basse-Normandie
Blason Normandie
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Administration
Préfecture : Caen (14)
Président : Laurent Beauvais
Communes : 1812
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Départements
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Internet
Site http://www.cr-basse-normandie.fr
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Démographie

Population : 1 456 793 hab.
Gentilé : Normand Normande (Bas-Normand Bas-Normande)

carte Normandie

Basse-Normandie, région administrative du nord-ouest de la France, recouvrant les parties occidentale et centrale de l'ancienne province historique de Normandie.

Aspects physiques

La Région Basse-Normandie ne présente guère d'unité géographique. Elle repose, pour sa partie orientale, sur les plateaux calcaires datant du crétacé du Bassin parisien et, pour sa partie occidentale, sur les roches granitiques et métamorphiques d'âge primaire du Massif armoricain.


Le contact entre les deux régions se fait par une ligne Alençon-Caen, d'orientation sud-est!/!nord-ouest, espace formant la campagne de Caen et le haut Perche, et dans lequel les terrains sont constitués de calcaires, datant du jurassique. La Normandie armoricaine se termine à l'est par la presqu'île du Cotentin et le Bocage normand. Les terrains sont faits de grès, de granits et de schistes d'âge primaire, et disposés en bandes parallèles.


La topographie, résultat d'une érosion différentielle qui s'est attaquée aux schistes tendres pour laisser subsister les grès très durs, est confuse. Elle laisse cependant entrevoir un relief de collines, fragmenté par de nombreux cours d'eau. C'est là que se situent les points culminants à la fois de la région et de tout l'ouest de la France : le mont des Avaloirs et le signal d'Écouves, qui atteignent tous deux 417 m.
Paysage typique du Massif armoricain, le bocage est formé d'un quadrillage de haies séparant les prés et les champs labourés. Le centre du Cotentin est creusé d'une dépression humide qui forme notamment le marais de Carantan. Au contact de cet espace, la séparant de la Normandie sédimentaire, la campagne de Caen est une zone de champs ouverts.
La Normandie sédimentaire appartient donc au Bassin parisien. Elle forme un plateau calcaire localement affecté par des séries de vastes ondulations, ainsi que par un réseau de fractures qui est à l'origine des collines du Perche, où les altitudes atteignent 320 m.


Le pays d'Auge forme un espace relativement tabulaire, vaste plaine marneuse profondément entaillée par les vallées de la Touques et de ses affluents. Localement, l'érosion a mis au jour des terrains imperméables faits d'argiles à silex. Là, le bocage est très serré. La variété des paysages et des reliefs de Basse-Normandie se retrouve dans les aspects multiples du littoral régional. La presqu'île du Cotentin dispose d'une côte rocheuse, avec des anses qui rappellent parfois les paysages bretons. À certains endroits, cependant, la roche s'efface pour céder la place à des plages de sable et à des dunes.

À l'ouest de la presqu'île, la baie du Mont-Saint-Michel est en voie de comblement. En effet, la mer arrache des matériaux aux secteurs rocheux et les dépose dans les secteurs littoraux les mieux abrités, telle cette baie qui devient progressivement une grève immense d'où la mer se retire à perte de vue. Le littoral de la baie de Seine comprend les falaises basses du Bessin (avec la célèbre pointe du Hoc, haut lieu des opérations du débarquement de Normandie), au nord de Saint-Lô, interrompues par des dunes et des marais.
À l'est, la côte de Nacre forme un littoral bas, fait de plages de sable, particulièrement rectiligne dans la partie orientale, vers Cabourg et Deauville, et plus festonné, voire dominé par de modestes falaises, dans sa partie occidentale, à l'ouest d'Asnelles, dans le secteur qui correspond notamment à Arromanches.
Le climat de Basse-Normandie est largement soumis aux influences océaniques.
Les étés restent frais, même si la moyenne des températures du mois de juillet s'établit à 16!°C.
L'hiver est plus clément, en particulier dans l'extrémité septentrionale du Cotentin où la moyenne des températures du mois de janvier dépasse 6!°C.
Plus vers l'intérieur, le temps hivernal devient plus frais, en particulier sur les hauteurs du Perche où la température moyenne de janvier n'atteint que 3!°C. Alors que le littoral nord du Cotentin observe moins de 20 jours de gelée par an, les collines du Perche et plus généralement l'intérieur des terres connaissent plus de 60 jours de gelée par an.

Les précipitations sont généralement supérieures à 700 mm par an, en particulier sur les collines où elles dépassent 1 000 mm annuels, et sont liées au régime des vents dominé par un flux d'ouest.

Découpage administratif

La Région Basse-Normandie regroupe trois départements : Calvados, Orne et Manche.
Son chef-lieu est Caen, également chef-lieu du département du Calvados.
Celui-ci compte aussi trois chefs-lieux d'arrondissement : Bayeux, Lisieux et Vire. La Manche a pour chef-lieu Saint-Lô et pour chefs-lieux d'arrondissement Coutances et Avranches. Le chef-lieu de l'Orne est Alençon.
Ses deux chefs-lieux d'arrondissement sont Mortagne-au-Perche et Argentan.
La région forme l'Académie de Caen, qui est également le siège de la cour d'appel. La région appartient à la IIIe région militaire.

Économie

Agriculture

cidrerie

L'image traditionnelle de la Région Basse-Normandie est celle d'une région fortement agricole, spécialisée dans l'élevage bovin.
Cette image est justifiée par l'importance de la population active régionale employée dans le secteur primaire. En effet, ce dernier représente 15 p. 100 de l'emploi régional contre 6,8 p. 100 en moyenne pour l'ensemble de la France.
L'élevage représente plus de 80 p. 100 de la valeur de la production agricole régionale. Le cheptel bovin compte plus de 1,9 million de têtes, donnant ainsi le troisième rang national à la région. Celle-ci est également la quatrième région productrice de lait, avec plus de 27 millions d'hectolitres produits chaque année par les 690 000 vaches laitières.
Après une longue période de domination, la vache de race normande, caractérisée par sa robe à trois couleurs, cède progressivement la place à la Française frisonne à robe pie noir, considérée meilleure laitière avec une production annuelle moyenne de 5 630 l, contre 4 430 seulement pour sa rivale normande.

La région est célèbre pour ses spécialités fromagères : camembert, livarot, pont-l'évêque, mais aussi pour sa crème fraîche, largement utilisée dans une gastronomie qui fait également la belle part au cidre et à l'eau-de-vie de cidre, le calvados.
Cependant, l'instauration par la Communauté économique européenne, devenue depuis l'Union européenne, de quotas de production sur le lait et le succès de la culture du maïs-ensilage ont fait progresser l'élevage d'embouche dans cette région. Ainsi, cette forme d'élevage, destinée à la production de viande de boucherie, est-elle passée au premier rang dans les plaines d'Alençon et d'Argentan, dans l'Orne.

L'élevage de chevaux est également une tradition de l'agriculture de Basse-Normandie.
Spécialisée dans le pur-sang, descendant d'étalons orientaux et de juments anglaises, la région concentre près de 60 p. 100 du cheptel équin national. Il s'agit avant tout d'une production destinée à l'élevage de bêtes de course, en particulier de trotteurs. La région dispose d'ailleurs de deux haras nationaux officiels, Saint-Lô et le Haras du Pin, qui abrite également l'École nationale des haras.

Industrie

La Région spécialisée dans la production laitière est à la tête d'une puissante industrie agroalimentaire en partie fondée sur le mouvement coopératif et orientée vers les produits laitiers ou la viande bovine.

Le tissu industriel régional ne se limite toutefois pas à la transformation des produits agricoles.
L'industrie régionale représente 22,2 p. 100 de l'emploi de Basse-Normandie contre 22,9 p. 100 en moyenne nationale.
La région de Caen est une ancienne zone sidérurgique, et reste un centre de production métallurgique et de transformation des métaux. Malgré tout, symbole des difficultés rencontrées par cette activité, son site a obtenu le statut de pôle de conversion afin de faciliter l'installation d'autres types d'industries.

L'Aigle et Dives-sur-Mer abritent également des activités métallurgiques. À proximité de la capitale régionale, qui possède des activités industrielles diversifiées, est installée une importante usine de construction de véhicules industriels, filiale du groupe Renault. La région fabrique également du petit appareillage électroménager (Moulinex).
Elle possède des activités spécifiques, en particulier dans le domaine du nucléaire puisque la presqu'île du Cotentin accueille une importante centrale fonctionnant à l'uranium enrichi à Flamanville, mais aussi l'usine de retraitement des combustibles nucléaires irradiés à La Hague. Celle-ci, considérée comme l'un des tout premiers sites mondiaux dans ce domaine, travaille notamment pour le Japon et l'Allemagne.

Autre spécialité régionale 
la construction et la maintenance navale militaire avec l'important arsenal de Cherbourg. Cette ville dispose également d'industries diverses : mécanique, construction thermique, mais aussi matériel électrique et électronique. Par ailleurs, les villes moyennes de la région possèdent des sites industriels significatifs comme Condé-sur-Noireau (fabrication de matières plastiques), Bernay (chimie de base) ou Flers (armement et constructions mécaniques).

Services

le Mont Saint-Michel
Abbaye St-Étienne de Caen

Le secteur tertiaire de Basse-Normandie, malgré les efforts déployés, accuse toujours un certain retard : il ne représente que 55,6 p. 100 de l'emploi régional contre 63,1 p. 100 pour la moyenne nationale.
Progressivement, toutefois, la région rattrape son retard, notamment grâce au développement du tourisme. Elle dispose pour ce faire de nombreux atouts, en particulier dans le département du Calvados où se trouvent plusieurs stations balnéaires réputées : Deauville, Trouville ou encore Cabourg.
Ces stations chargées d'histoire mettent en avant la qualité de leur accueil, mais aussi leur relative proximité de Paris. Ainsi, on dit souvent que Deauville est le 21e arrondissement parisien, tant le nombre de Parisiens disposant de résidences secondaires ou passant les fins de semaine dans cette ville est important.
La cité deauvilloise organise par ailleurs plusieurs manifestations d'ordre culturel ou mondain pour valoriser encore son image : c'est le cas du festival du film américain ou de la célèbre vente hippique qui s'y déroule chaque année, à la fin du mois d'août. On y vend des «!yearlings!», poulains âgés d'un an et demi. Événement mondain, cette vente attire, malgré tout, le milieu international des propriétaires d'écuries de course à la recherche de poulains prometteurs.
Fin novembre, la ville accueille une seconde vente hippique, consacrée, elle, à la cession des poulinières et des jeunes poulains de l'année. Disposant d'un golf renommé et important, Deauville est aussi un lieu de compétitions.

La région dispose d'autres atouts touristiques avec le Mont Saint-Michel, lieu chargé d'histoire, dont la propriété historique est parfois contestée par la Bretagne voisine, mais qui est effectivement rattaché à la Région Basse-Normandie.
Cet élément du patrimoine mondial attire chaque année plusieurs centaines de milliers de touristes, tout comme les plages du débarquement qui virent, en juin 1944, les troupes alliées s'élancer vers la libération de la France et de l'Europe occidentale. Outre le tourisme, le secteur tertiaire est également représenté par l'université de Caen, mais aussi par un institut universitaire de technologie et par une école supérieure de commerce.

Les autorités régionales essayent de s'appuyer sur cette infrastructure pour accroître les fonctions de recherches de la région. Mais, d'une façon générale, les spécificités du tissu urbain de Basse-Normandie entravent le développement du secteur tertiaire. En effet, le réseau urbain est peu structuré : Caen est la seule grande ville de la région, mais elle ne dispose pas de réel relais efficace parmi les villes moyennes locales. Sans doute est-ce là un effet d'un réseau de transport encore insuffisant et qui ne facilite guère les relations entre les villes.
La construction du pont de Normandie, entre Le Havre et Honfleur, inauguré en 1994, est destinée à améliorer les liaisons entre les villes du littoral normand et de mieux relier Caen à la région voisine de Haute-Normandie, et, au-delà, de former un arc littoral vers le nord de la France. Cet axe reste néanmoins à constituer.
Par ailleurs, s'il permet de désenclaver la capitale régionale, rien ne semble devoir permettre de sortir Cherbourg de son isolement. Deuxième agglomération régionale, celle-ci apparaît en effet bien isolée à l'extrémité de la presqu'île du Cotentin.